Comment transporter ses bouteilles ? (pour ne pas les abîmer)

 
 

La question du transport des bouteilles revient régulièrement.

Voici un exemple pratique :

Vous achetez quelques belles bouteilles sur Internet, que vous recevez quelques jours plus tard.
Vous ignorez à peu près tout des conditions de transport, alors … vous espérez que la bouteille ne se soit pas détériorée.

Un autre cas :

Vous achetez quelques bouteilles chez le vigneron, que vous ramenez dans le coffre de votre voiture.

Les vibrations, les secousses, la température, le temps de trajet … voilà autant de facteurs susceptibles de faire souffrir de jolies quilles, voire d’en altérer le contenu !

D’où ces 2 questions bien légitimes : 

  1. les bouteilles souffrent-elle vraiment lors du transport, et jusque quel point ?
  2. Et dans ce cas, que faire pour en préserver au mieux le contenu ?

Pour répondre à la 1ère question :

les bouteilles souffrent-elle vraiment lors du transport, et jusque quel point ?

En fait, il faut savoir que tous les vins n’ont pas la même tenue au transport. Certains vins sont plus fragiles que d’autres.

Et finalement, c’est toujours la même idée : les vins jeunes sont généralement plus résistants que les vieux.

En effet : Le vin qui vient d’être mis en bouteille est « taillé pour résister ».

Regardez : le vin « rendu mise » (celui qu’on s’apprête à embouteiller) a subi généralement :

  • un collage, une filtration (et le fait d’enlever les particules est certes esthétique, mais permet aussi de stabiliser le vin),
  • voire une stabilisation microbiologique (par un filtre à membrane qui retient les microorganismes, ou bien par le froid)
  • un sulfitage (qui est un « super conservateur » et anti -oxydant
  • d’autre part, il contient plus ou moins de CO2 dissous (qui provient de la fermentation)

Bref, il est fait pour résister, et  l’oxydation ne lui fait pas trop peur !

Par contre, prenez une vieille quille qui a déjà évolué en cave… là, c’est une autre affaire.
Le vin s’est oxydé (c’est le principe du vieillissement), ses tanins se sont affinés, ses arômes ont évolué.

Et tout ce dont a besoin ce vieux vin, c’est de tranquillité.
Dans ce 2ème cas, si vous ramenez la bouteille poussiéreuse dans votre coffre à 40°C en plein été, vous risquez d’être déçu par son contenu !
Tous les vins ne sont donc pas égaux devant le transport.

Bon, je viens de comparer un jeune vin et un vieux vin, mais on peut aller un peu plus loin :

Prenez 2 vins dans leur jeunesse, de profils différents.

Le vin le plus riche en tanin/ acidité / alcool aura une meilleure résistance au transport. Car ces 3 axes préservent en partie le vin de l’oxydation, et des déviations microbiennes.

Cela nous amène à la 2ème question : que faire pour en préserver au mieux le contenu ?

Tout tient dans cette phrase, pleine de bon sens : il faut rendre le transport le moins violent possible ! (certes, on n’a pas toujours la main dessus…)

Et pour cela, il y a 3 paramètres :

  1. Une température fraîche
  2. Un temps de transport limité
  3. Eviter les secousses (ce qui est parfois impossible à contrôler)

Ces paramètres sont parfois impossibles à contrôler (surtout si le transport ne dépend pas de vous !).
Donc dans ce cas, il faut le savoir : le transport est un risque à prendre, d’autant plus grand que la bouteille est vieille !

Santé !
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A bientôt,
Yann

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